• Accélération généralisée de la hausse des prix dans la région de Québec : le prix médian des plex bondit et celui des copropriétés atteint le niveau du dernier sommet de 2013

    Québec, le 2 juin 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de mai. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    • Note importante : plusieurs des statistiques du mois de mai 2020 ne sont pas représentatives, en raison de la mise en pause exceptionnelle de l’activité transactionnelle et des nouvelles mises en marché des propriétés durant cette période. La variation est calculée par rapport à mai 2019, à titre informatif. Toutefois, le mois de mai 2020 demeure une référence valide pour déterminer la variation des prix médians et celle des inscriptions en vigueur.

    « À l’image de ce qui se passe ailleurs dans la province, la copropriété et les plex continuent de bénéficier d’un intérêt en forte croissance des ménages et des investisseurs alors que le niveau de prix et le manque de disponibilité des unifamiliales rebutent de plus en plus les acheteurs », remarque Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché de l’APCIQ. « La chute rapide des inscriptions en vigueur et la surchauffe du marché qui en résulte s’étend maintenant à tous les types de propriétés, ce qui contribue au ralentissement des ventes sur le marché de Québec après plusieurs mois de très forte activité », ajoute-t-il.

    Faits saillants du mois de mai

    • Ventes totales : 897 ventes, un nouveau record de transactions pour un mois de mai depuis que les statistiques sont compilées par le système Centris des courtiers immobiliers. Il s’agit toutefois d’une hausse modeste de 4 % par rapport à mai 2019.
    • La Rive-Sud s’est démarquée en mai en enregistrant la plus forte augmentation d’activité, avec 166 ventes (+14 % par rapport à mai 2019), suivie par l’Agglomération de Québec, où 624 transactions ont été réalisées (+5 % par rapport à mai 2019). La périphérie Nord de Québec a quant à elle vu son niveau de ventes diminuer de 11 % comparativement à mai 2019, avec 120 ventes.
    • Ventes par catégorie de propriétés : 269 transactions de copropriétés ont été conclues (+29 % par rapport à mai 2019) et 82 ventes de petits immeubles locatifs (+22 % par rapport à mai 2019), soit des sommets d’activité pour ces deux segments. Les ventes d’unifamiliales (545 ventes) ont plutôt reculé de 7 % par rapport à mai 2019.
    • Comparativement à mai 2020, l’offre de maisons unifamiliales continue d’enregistrer une chute importante (-45 %), ce qui resserre davantage les conditions de marché en faveur des vendeurs et favorise les situations de surchauffe et de surenchère dans plusieurs secteurs. Pour le plex et la copropriété, les inscriptions en vigueur ont fléchi de respectivement 15 % et 36 %.
    • Le prix médian de l’unifamiliale a encore progressé dans la RMR de Québec et s’établit désormais à 310 250 $, soit 16 % de plus qu’un an auparavant. La copropriété et le plex ont de leur côté vu leur prix médian respectif bondir à 210 000 $ (+15 %) et 375 250 $ (+32 %).

    Information complémentaire :

    Statistiques trimestrielles – Baromètre de la Province de Québec

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

    Pour plus d’explications par l’économiste du Service de l’analyse du marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  • Les copropriétés et les plex combinent de nouveaux records de ventes et de prix en mai dans la région de Montréal

    L’Île-des-Sœurs, le 2 juin 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de mai. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    • Note importante: plusieurs statistiques du mois de mai 2020 ne sont pas représentatives, en raison de la reprise progressive de l’activité transactionnelle et des nouvelles mises en marché des propriétés durant cette période, pour donner suite aux mesures de confinement d’avril 2020. La variation est calculée par rapport à mai 2019, à titre informatif. Toutefois, le mois de mai 2020 demeure une référence valide pour déterminer la variation des prix médians et celle des inscriptions en vigueur.

    « Dans un contexte de flambée du prix des unifamiliales dans la région de Montréal et d’apaisement de la crise sanitaire, les ménages s’intéressent en grand nombre à la copropriété qui connait par ailleurs une hausse fulgurante des prix », souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Dans ce contexte, la catégorie des petits immeubles à revenus (plex) connaît aussi un très fort engouement auprès des investisseurs, notamment dans les zones périphériques à l’île de Montréal, supporté également par un marché locatif qui est appelé à se resserrer alors que le pouvoir d’achat des ménages se dégrade. »

    Faits saillants du mois de mai

    • Le système Centris des courtiers immobiliers a enregistré 5 398 ventes en mai. Il s’agit d’un repli par rapport à ce qui avait été enregistré en mai 2019, le mois de mai 2020 n’étant pas un mois de référence représentatif. Ce niveau d’activité est cohérent avec celui observé en avril 2021 et confirme un ralentissement de l’activité transactionnelle.
    • Nombre de ventes : 2 628 ventes pour les propriétés unifamiliales, un repli significativement inférieur à celui enregistré en mai 2019 (-13 %).
    • Sur l’île de Montréal, 2 118 ventes ont été réalisées, une hausse de 7 % comparativement aux transactions conclues en mai 2019. Cette forte activité est essentiellement attribuable à la copropriété, qui poursuit cette tendance depuis le début de l’année 2021. Dans tous les secteurs périphériques, les ventes sont en baisse par rapport à mai 2019, ce qui est attribuable à la diminution observée des transactions dans la catégorie unifamiliale : Saint-Jean-sur-Richelieu (128 ventes; -14 %), Laval (546 ventes; -11 %), la Rive-Nord (1 148 ventes; -11 %), la Rive-Sud (1 226 ventes; -5 %), Vaudreuil-Soulanges (232 ventes; -1 %).
    • Nouveau record de ventes pour la copropriété avec 2 157 ventes, soit une hausse de 9 % par rapport à mai 2019 à l’échelle de la RMR, ce qui est cohérent avec la tendance du début d’année. Il en va de même pour les petits immeubles à revenus (608 ventes; +12 %). L’activité des plex a bondi hors de l’île de Montréal alors que les propriétés unifamiliales ont enregistré un repli (2 111 ventes) et –14 % en périphérie par rapport à mai 2019.
    • 5 204 inscriptions en vigueur pour la copropriété, une progression de 6 %, comparativement à mai 2020. Nous observons également une tendance à la hausse pour les plex (2 059 inscriptions; +26 %). Du côté de l’unifamiliale, les inscriptions en vigueur demeurent à un niveau plancher (4 184 inscriptions; -40 %).
    • Avec des conditions de marché toujours fortement à l’avantage des vendeurs, et sur fond de surenchères, les prix médians atteignent le seuil de 496 000 $ pour les propriétés unifamiliales (+34 % par rapport à mai 2020), de 365 000 $ (+30 %) pour les copropriétés, de 701 000 $ (+17 %) pour les plex.

    Information complémentaire :

    Statistiques trimestrielles – Baromètre de la Province de Québec

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif 2020 pour la province et les régions

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  • RMR de Québec : la hausse généralisée des prix s’accélère sur fond de rattrapage et de surchauffe

    Québec, le 5 mai 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois d’avril. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    • Note importante : plusieurs des statistiques du mois d’avril 2020 ne sont pas représentatives, en raison de la mise en pause exceptionnelle de l’activité transactionnelle et des nouvelles mises en marché des propriétés durant cette période. La variation est calculée par rapport à avril 2019, à titre informatif. Toutefois, le mois d’avril 2020 demeure une référence valide pour déterminer la variation des prix médians et celle des inscriptions en vigueur.

    « Le redressement du nombre de nouvelles inscriptions de propriétés unifamiliales observé en mars a permis une hausse soutenue de l’activité transactionnelle en avril », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Toutes les catégories de propriétés de la RMR de Québec sont désormais prises d’assaut par les acheteurs, conscients du potentiel d’appréciation du prix des propriétés sur ce marché », ajoute-t-il.

    Faits saillants du mois d’avril

    • Ventes totales : 1 091 ventes, un nouveau record de transactions pour un mois d’avril depuis que les statistiques sont compilées par le système Centris des courtiers immobiliers. Toutefois, ce record est à relativiser et le niveau d’activité est globalement plus modéré qu’en mars 2021.
    • La périphérie Nord de Québec continue d’afficher un niveau d’activité record pour cette période de l’année avec 149 ventes (+26 % par rapport à avril 2019), suivie de l’Agglomération de Québec avec 762 ventes (+18 % par rapport à avril 2019). La Rive-Sud de Québec enregistre quant à elle 180 ventes (+29 % par rapport à avril 2019).
    • Ventes par catégorie de propriétés : des niveaux historiques pour un mois d’avril, avec 308 ventes pour les copropriétés (+51 % par rapport à avril 2019) et 98 ventes pour les plex (+92 % par rapport à avril 2019). Les ventes d’unifamiliale (685 ventes) voient leur nombre se rapprocher du niveau d’avril 2019 avec une hausse de seulement 6 %.
    • Comparativement à avril 2020, les inscriptions en vigueur continuent d’enregistrer une chute record pour l’unifamiliale (-54 %), ce qui resserre les conditions de marché en faveur des vendeurs et favorise les situations de surchauffe et de surenchère dans plusieurs secteurs. Pour le plex et la copropriété, les baisses sont respectivement de 15 % et de 36 %.
    • Le prix médian de l’unifamiliale continue de connaître une accélération sans précédent à Québec, de l’ordre de 21 %, pour s’établir à 315 000 $, tout comme la copropriété et le plex qui atteignent respectivement 203 000 $ (+10 %) et 360 000 $ (+12 %).

    Information complémentaire :

    Statistiques trimestrielles – Baromètre de la Province de Québec

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif 2020 pour la province et les régions

    À titre de référence, veuillez consulter les statistiques mensuelles :

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  • Région de Montréal : la moitié des ventes de résidences unifamiliales se sont vendues au-dessus de 500 000$ en avril

    L’Île-des-Sœurs, le 5 mai 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois d’avril. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    • Note importante : plusieurs statistiques du mois d’avril 2020 ne sont pas représentatives, en raison de la mise en pause exceptionnelle de l’activité transactionnelle et des nouvelles mises en marché des propriétés durant cette période. La variation est calculée par rapport à avril 2019, à titre informatif. Toutefois, le mois d’avril 2020 demeure une référence valide pour déterminer la variation des prix médians et celle des inscriptions en vigueur.

    « Le nombre de transactions dans la RMR de Montréal a atteint un nouveau record de 6 237 ventes en avril 2021 (+6 % comparativement à 2019). Cette vigueur, est essentiellement attribuable aux ventes de copropriétés », souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Dans ce contexte, il est frappant d’observer que les ventes de propriétés unifamiliales se situent au-dessous du niveau enregistré en 2019 à la même période de l’année. Le faible niveau d’inventaire d’unifamiliales disponibles à la vente et la hausse fulgurante de leur prix en avril continuent d’accroître la demande pour les copropriétés, plus abordables et aux coûts d’entretien et de rénovation plus limités. »

     Faits saillants du mois d’avril

    • Le système Centris des courtiers immobiliers a enregistré 6 237 ventes en avril, soit un nouveau record. Ce niveau d’activité est cohérent avec celui observé en mars et il ne faut pas y voir une accélération du nombre de transactions, mais plutôt son maintien.
    • Le nombre de ventes de propriétés unifamiliales se situe au-dessous du niveau d’avril 2019 (-4 %), un repli de l’activité plus conséquent qu’il n’y paraît avec 3 114 ventes.
    • Sur l’île de Montréal, 2 399 ventes ont été réalisées, soit un niveau record surpassant de 17 % les transactions conclues en avril 2019 et un niveau d’activité cohérent avec celui enregistré le mois dernier. Cette forte activité est essentiellement attribuable à la copropriété suivant la même tendance que celle observée depuis le début de l’année 2021.
    • Dans la plupart des secteurs périphériques, les ventes sont en baisse par rapport à avril 2019, ce qui est attribuable à la baisse observée des transactions dans la catégorie unifamiliale : Laval (609 ventes; +4 %), la Rive-Sud (1 378 ventes; -2 %), Vaudreuil-Soulanges (271 ventes; – 3 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (167 ventes; -10 %). La Rive-Nord se démarque toutefois avec une activité record pour un mois d’avril1 (413 ventes; +1 %).
    • Nouveau record de ventes pour la copropriété (2 466 ventes), une hausse de 13 % par rapport à avril 2019 à l’échelle de la RMR, ce qui est cohérent avec la tendance du début d’année. Sans enregistrer de record, il en va de même pour les petits immeubles à revenus (650 ventes; +35 %). C’est surtout et encore hors de l’île de Montréal que l’activité relative aux plex a bondi. Les propriétés unifamiliales quant à elles continuent d’enregistrer un repli (2 490 ventes) et -7 % en périphérie par rapport à avril 2019.
    • Comparées à avril 2020, les inscriptions en vigueur pour la copropriété ont progressé de 22 % (5 298) et nous observons également une tendance à la hausse pour les plex (1 977 inscriptions; +27 %). Du côté de l’unifamiliale, les inscriptions en vigueur demeurent à un niveau plancher (4 249 inscriptions; -40 %).
    • Avec des conditions de marché toujours fortement à l’avantage des vendeurs, les prix médians atteignent de nouveaux sommets. Le prix médian des propriétés unifamiliales atteint le seuil psychologique de 500 000 $ (+39 % par rapport à avril 2020). Le taux de croissance des prix médians se maintient également à des valeurs très élevées pour les copropriétés et, dans une moindre mesure, les plex avec des hausses respectives de 23 % et 15 %.

    Information complémentaire :

    Statistiques trimestrielles – Baromètre de la Province de Québec

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif 2020 pour la province et les régions

    À titre de référence, veuillez consulter les statistiques mensuelles :

    Pour plus d’explications par l’économiste du Service de l’analyse du marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  • Denis Joanis nommé président et chef de la direction de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

    L’Île-des-Sœurs, le 30 avril 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) est heureuse d’annoncer la nomination de Monsieur Denis Joanis à titre de président et chef de la direction.

    Détenteur d’un baccalauréat en administration et d’une licence en droit de l’Université d’Ottawa ainsi que d’un MBA spécialisé en immobilier de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, M. Joanis possède une riche expérience en tant que gestionnaire et une connaissance approfondie du domaine de l’immobilier. Durant son parcours professionnel, il a entre autres travaillé pour la Chambre immobilière de l’Outaouais, la Fédération des chambres immobilières du Québec, Via Capitale et RE/MAX Québec.

    « Le conseil d’administration de l’APCIQ est extrêmement fier de pouvoir compter sur un gestionnaire de la qualité de Denis Joanis pour assurer la direction de notre organisation », souligne Marc Lacasse, président du conseil d’administration. « Son leadership et sa grande compréhension de l’industrie seront des atouts importants pour notre Association. »

    Parmi ses objectifs, M. Joanis souhaite contribuer au rayonnement de la profession de courtier immobilier. Il veut notamment promouvoir les avantages d’une information immobilière de qualité ainsi que les bénéfices de l’accompagnement professionnel d’un courtier.

    Denis Joanis est entré en fonction le 26 avril 2021.

  • Budget fédéral 2021-2022 : des mesures phares pour un éventuel rééquilibre du marché immobilier

    L’Île-des-Sœurs, le 20 avril 2021 — L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) salue les mesures immobilières présentées dans le budget fédéral et souligne l’importance de réduire la pression qui sévit présentement sur le marché immobilier.

    « Dans le contexte actuel, particulièrement en contribuant à la rénovation des propriétés et à la meilleure utilisation des espaces vacants, ces mesures sont essentielles pour soutenir la croissance de l’offre immobilière et nécessaires pour réduire la pression sur le marché au Québec », commente le président du conseil d’administration, Marc Lacasse.

    « Le déséquilibre important du marché immobilier résidentiel, combiné aux effets de la pandémie sur la conjoncture économique, expose le marché immobilier à des facteurs de risques accrus. Si la situation perdure, cela pourrait contribuer à la surévaluation des propriétés dans plusieurs marchés canadiens, y compris au Québec. Les mesures annoncées par le gouvernement fédéral sont un pas dans la direction à prendre pour contribuer à désamorcer l’évolution de cette tendance. Compte tenu de la situation, des initiatives supplémentaires devraient être mises en place à court terme pour freiner la surchauffe immobilière et limiter les impacts sur les familles québécoises. Les différents paliers de gouvernement doivent collaborer avec l’industrie afin de trouver des solutions innovantes et ajustées aux enjeux actuels », indique Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ.

    Une taxe nationale de 1 % pour les investisseurs étrangers

    Ottawa prévoit imposer dès le 1er janvier 2022 une taxe de 1 % sur la valeur des biens immobiliers résidentiels appartenant aux personnes non-résidentes et non canadiennes qui sont considérés comme vacants ou sous-utilisés. Les propriétaires étrangers devront également produire une déclaration auprès de l’Agence du revenu du Canada concernant l’utilisation de leur propriété. L’APCIQ est très favorable aux mesures de lutte contre toutes formes de spéculation afin d’améliorer l’accessibilité à la propriété pour tous les Canadiens et Québécois et éviter une situation de surévaluation des résidences mettant à risque la situation financière des ménages et de l’économie en générale.

    De l’aide pour la conversion des espaces vacants des centres-villes

    Un montant de 300 M $ est alloué pour convertir des espaces de bureaux ou des commerces des centres-villes découlant des effets de la pandémie en 800 logements. La crise sanitaire ayant provoqué une baisse de la demande pour les locaux commerciaux, certains propriétaires se sont retrouvés avec plusieurs locaux vacants. Dans cet esprit, l’APCIQ est favorable aux mesures qui permettraient de trouver une nouvelle vocation à ces espaces.

    Des prêts pour la rénovation résidentielle

    Une somme de 4,4 milliards $ est annoncée afin de soutenir la réalisation de rénovations écoresponsables. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) sera responsable de cautionner le programme de prêt sans intérêt qui sera limité à 40 000 $. Le budget énumère une brève liste d’exemples de rénovations admissibles, dont l’amélioration de l’isolation, l’installation d’un chauffe-eau à haute efficacité, le remplacement de portes et fenêtres laissant passer l’air, le remplacement d’une chaudière à mazout par une thermopompe ou chaudière à haut rendement, l’installation de panneaux solaires.

    L’APCIQ est d’avis que tous les efforts et incitatifs afin de préserver et de rénover des propriétés représentent un pas dans la bonne direction afin de renflouer l’offre immobilière actuellement déficiente.

    Cela est particulièrement vrai pour les initiatives dirigées vers des propriétés qui sont à valeur patrimoniale et généralement avantageusement localisées.

    De l’aide aux propriétaires aux prises avec des problèmes liés à la pyrrhotite

    La ministre Freeland promet de bonifier l’aide déjà offerte par le gouvernement du Québec à cet effet. Le montant sera précisé ultérieurement à l’automne lors de l’énoncé économique. L’APCIQ est intéressée et enthousiaste à l’idée de possibles bonifications aux programmes gouvernementaux pour lutter contre ce problème qui menace le parc immobilier québécois.

    Un remboursement de la TPS pour les maisons neuves

    Le remboursement de la TPS sur les propriétés neuves d’un prix maximal de 350 000 $ est maintenant offert lorsque cette propriété est la résidence principale d’un des acheteurs ou d’un membre de la famille de ce dernier. Il s’agit d’une initiative favorisant l’accès à des propriétés de qualité tout en incitant la promotion de nouveaux développements immobiliers résidentiels.

    Rappelons que ce budget et l’ensemble des mesures déposées hier doit faire l’objet d’un débat et sera soumis à un vote de confiance.